Oh!

Un retour dans la main
Ce chevreuil peut parler il creuse
Ce chevreuil existe il court creuse court
court
court
Écoutez-le dans son horizontalité en mouvement

Le chevreuil est une genèse
Il n’existe donc pas
Il n’existe pas encore donc il respire
Il faudra tout recommencer

Je retourne avance oh et c’est une ombre oh et tu verras

Il se prolonge dans le projectile
Il est mille archipels comme c’est beau
Il dit bonjour et c’est un lever de soleil
Il pourrait être un enfant mais oh cela ne se peut pas
Il en est ainsi quand la main tremble

Il retrouve une main elle creuse
Il retrouve une main et la prie d’être une prière
Tout transformer en prière est rendre le non créer
Créé

Affirmer le je est une soustraction est un moyen de le connaître

L’horizon glisse et se transforme
Il n’est plus confortable
Il bouge
Tout en lui bouge
La verticalité lui semble mystique
Peut-être verrons-nous la naissance d’un fantôme
Pour l’instant c’est une explosion

Un jour verra un autre jour et dira
Oh!

Si ce n’est pas lui qui se sauve
Ce sera la fuite qui se sauvera en premier

J’ai été touché par l’élan et la liberté de ce poème qui dit « Oh ! » devant le mystère du monde. Le jeune poète, Paul Corneillier, fait confiance à la puissance des images. Elles surgissent librement, comme si le poème se découvrait en avançant. Il y a ici une écriture vivante et déjà très personnelle.

Jeune homme devant Montréal

Paul Corneillier

Année: 5e secondaire / 11e année
École Secondaire Thérèse-Martin
Joliette, QC

« J’ai voulu explorer des thèmes métaphysiques. »

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